
Infertilité : quand s’inquiéter ?
- 26 nov. 2023
- 3 min de lecture

L'attente ... fait peur !
Nous sommes habitué(e)s à être servi(e)s vite (notre commande Uber Eats en moins de 30 minutes sur le pas de la porte, notre salle livraison Amazon en 24h, une réponse instantanée à nos questions sur Google, ...).
Notre patience est rarement mise à l'épreuve.
Alors, quand un désir aussi viscéral que celui d’avoir un enfant pointe le bout de son nez, on s'attend naturellement à ce que notre vœu le plus cher soit exaucé rapidement. D'autant plus quand on nous a martelé depuis l'adolescence : "protège-toi, sinon tu vas tomber enceinte !". On s'attend logiquement à tomber enceinte en arrêtant sa contraception.
Mais quand le corps prend son temps, l'inquiétude a tendance à gagner du terrain.
J'ai envie de reformuler la question
"A partir de quand faut-il consulter en essai bébé ?"
En :
"Quand et comment puis-je être active ou actif dans mon désir de grossesse si je sens l’impatience et l’inquiétude grandir en moi ?"
Quelles sont les recommandations ?
Quand consulter son médecin pour un bilan de fertilité ?
L'infertilité, c'est l'absence de grossesse après 12 mois de rapports réguliers sans contraception chez les femmes de moins de 35 ans, et après 6 mois chez celles de plus de 35 ans.
==> Vous pouvez consulter votre gynécologue pour discuter d'un bilan de fertilité si vous essayez de concevoir depuis 1 an si vous avez moins de 35 ans.
==> ou si vous essayez de concevoir depuis 6 mois si vous avez 35 ans ou plus
Mais d'autres situations peuvent vous pousser à consulter concernant votre fertilité en tant que femme :
Vous avez plus de 40 ans
Vous avez des cycles irréguliers, longs voire pas de cycle
Vous avez déjà vécu une ou plusieurs fausses couches
Vous avez déjà contracté une IST
Vous avez déjà souffert d'une infection des trompes
Vous avez été opérée aux trompes, à l'utérus ou aux ovaires
Vous avez reçu un traitement contre le cancer
Vous avez une maladie chronique (endométriose, diabète, ...) ou génétique
Votre mère a été ménopausée très tôt
Vous soupçonnez un problème médical qui peut nuire à votre fertilité
Votre angoisse vous ronge et est invalidante au quotidien.
Et on n'oublie pas les hommes : messieurs, vous pouvez vous rapprocher d'un médecin quand :
Vous avez reçu un traitement contre le cancer
Vous avez des troubles de l'érection ou de l'éjaculation
Vous avez plus de 45 ans
Votre profession ou vos activités (sport de haut niveau, ...) vous exposent à de la chaleur
Vous avez une sensation de pesanteur au niveau du scrotum
Vous avez déjà eu une infection pelvienne (prostatite, orchite, ...) et/ou déjà contracté une IST
Vous avez des antécédents de traumas testiculaires (chirurgie, malformation, torsion, kyste, hernie, ...)
Vous avez une maladie chronique (diabète, ...) ou génétique
Vous soupçonnez un problème médical qui peut nuire à votre fertilité
Être acteur de son projet, c'est consulter son médecin pour lui partager nos inquiétudes et avoir un état des lieux (dosages hormonaux, échographies, spermogramme, ...).
Mais il y a de nombreuses autres manières d'être active/actif dans sa démarche :
Comprendre son cycle menstruel et apprendre à repérer son ovulation
Eviter les perturbateurs endocriniens et les toxiques (tabac, drogues)
Adopter une alimentation "pré-conception"
Filtrer ses réseaux sociaux pour préserver sa santé mentale
Avoir un sommeil de qualité (dormir plus, se coucher et se réveiller sans écrans, etc.)
Apaiser son anxiété (yoga, Qi Gong, massages, réflexologie, hypnose, psy, sophrologie, ...)
Se complémenter (avec l'aide d'une conseillère en naturopathie comme moi par exemple)
Quand mettre en place des changements et des actions ?
Et bien, quand vous voulez, et quand vous êtes prêt.e ! (ne pressez pas les choses et ne les forcez pas)
Avant de commencer : il est possible de se péparer quelques mois avant de démarrer les essais bébé (arrêt de la contraception hormonale en amont, observation du cycle, détox du foie, etc.)
En essais bébé "naturels", que ce soit dès les premiers mois, ou plusieurs mois après le début des essais
Après avoir effectué un bilan de fertilité avec un médecin, et avant d'envisager la PMA, pour optimiser les axes d'amélioration identifiés
Pendant la PMA, pour optimiser les chances de réussite du protocole et le vivre sereinement
Après la PMA, quand on décide ou qu'on est contraint.e d'arrêter les protocoles
Les actions que vous pourrez mettre en place dépendront de l'étape à laquelle vous vous trouvez.
Rappelez-vous qu'il n'y a pas d'obligation, et que vous n'avez pas besoin d'être parfait.e.s pour faire un bébé.
Vous pouvez adopter une alimentation pré-conception, prendre votre température chaque matin et assister à des cours de fertility yoga, et décider à tout moment de tout envoyer valser pour faire une "pause".
Il faut trouver un juste milieu entre ce qui vous permettra d'optimiser vos chances, et ce qui vous semble acceptable pour votre charge mentale. Car quand la mise en action commence à vous prendre trop la tête, ça peut devenir contreproductif (stress chronique, etc.).
Allez-y par étapes, pour trouver la juste "dose" !
Ne laissez personne vous persuader qu'il est trop tôt, ou trop tard. Vous avez le droit de vous entourer de personnes compétentes, de poser vos questions et de demander de l'aide.
Le bon timing, c’est celui qui vous convient !




Commentaires